Le Goût, c’est le Gras ! De tout temps les bonnes graisses, de formidables révélateurs de goûts.

Au Xe Siècle, sous Constantin VI, empereur de Byzance, un traite d’agronomie «les géoponiques» résume et améliore l’art d’engraisser les oies et les canards.

Fin XIIe, début XIIIe, dans le «livre de l’agriculture», les auteurs arabes dévoilent le «secret» pour faire grossir les foies de canard : des pâtons à base de sésame grillé et de plantes potagères.

À partir du XIVe siècle, en occident, on commence à distinguer les foies d’oies et de canards de ceux des autres volailles. Michèle Savonarola (médecin padouan) juge «les foies d’oies plus tendres et de meilleur goût que ceux des autres volailles (…), spécialement s’ils ont été engraissés avec du millet cuit ou sa farine non blutée, mélangée avec du lait.»

Coté recettes, vers 1474, Bartolomeo Sachi, dit «Palatine», humaniste et bibliothécaire au palais pontifical, explique que le foie de l’oie est «excellent , surtout s’il a macéré dans du lait ou en eau miellée.»

Réf. Cahiers de nutrition et diététique (septembre 1996).

Photo : CIFOG / Ph.Asset / Adocom-RP

Click to access the login or register cheese

Partager cette page

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre politique de confidentialité et l'utilisation de cookies pour simplifier votre navigation, nous permettre de vous proposer des contenus en fonction de vos intérêts et faciliter l'utilisation des boutons de partages sociaux. Pour en savoir plus et gérer ces paramètres : RGPD & Cookies